Deux méthodes pour offrir plus d’ergonomie à vos équipes.

Travailler Malin

Impliquez vos équipes !

Contrairement à certaines idées reçues, il ne faut pas confier la totalité de l’ergonomie de l’atelier à un ergonome. En effet, les opérateurs sont les meilleurs experts de leur situation de travail. L’apport d’un expert consultant permet par contre d’apporter une expérience dans les solutions et surtout de clarifier les besoins grâce à des méthodologies éprouvées.

Formez vos référents !

Ces méthodes peuvent être combinées et enseignées à des collaborateurs intéressés par l’agencement de l’atelier qui deviennent alors « référents ergonomie ». On y trouve souvent des membres du CHSCT, des spécialistes méthodes, des infirmier(ères) ou médecins du travail, et parfois des opérateurs. Ce type de formation demande de dégager 4 à 6 demi-journées dans l’année. Dans l’idéal, et pour conserver une attention à l’ergonomie sur le long terme, il faut compter 2 référents ergonomie pour 50 collaborateurs.

Méthode n°1 – L’ITAMaMi

Initialement créée par les CARSAT (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) pour analyser les accidents du travail, cette démarche permet de formaliser l’observation et l’analyse des situations de travail de l’employé dans une approche globale.

L’ITAMaMi propose de classer les informations recueillies lors de l’observation, qui comprend aussi des interviews avec les opérateurs, selon 5 rubriques :

–       Individu : profil physique, psychologique et social, âge, qualification, formation, expérience, ancienneté, handicap, statut, etc. L’image de soi et de son travail est également recueillie.

–       Tâche : description, procédure, objectifs demandés, niveau d’autonomie, contrôles réalisés…

–       Activité : comment la tâche est-elle réalisée ? Postures, manipulations, déplacements, communications (verbales, gestuelles) avec les collègues, raisonnements mis en œuvre, coopérations…

–       Matériel : moyens technologiques (équipement, outillage, système d’information…), matière première, processus techniques, énergie…

–       Milieu :

  • Cadre : espaces de travail et de circulation, ambiances sonores et lumineuses, température, vibrations, produits chimiques…
  • Temporalité : durée du travail, horaires, rythme de travail, cadences…
  • Ressources humaines : équipes, hiérarchie, interactions avec clients/fournisseurs…

Pour chaque description, le consultant définit les contraintes associées. Les résultats sont consignés sous la forme d’une grille, à laquelle peuvent être ajoutés des items sur les besoins objectifs (chiffrés, et qualifiés) en matière de mobilier.

Méthode n°2 – l’analyse de la charge de travail physique

Conçue par des chercheurs et des praticiens en prévention, cette méthode permet de repérer et d’analyser les facteurs de risques pour l’appareil locomoteur.

Elle comprend 4 phases successives :

  1. Identification et hiérarchisation de la charge physique de travail dans l’entreprise.
  2. Analyse de la charge physique de travail selon 5 indicateurs : efforts physiques, dimensionnement, caractéristiques temporelles, caractéristiques de l’environnement, organisation.
  3. Recherche de pistes de prévention, notamment via la conception de l’espace de travail, et donc son mobilier.
  4. Évaluation de l’action.

Intégralité de la méthode disponible sur le site de l’INRS

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