Gestion des déchets : quels traitements sur site pour le recyclage de vos papiers et cartons ?

Hygiène

En France, chaque salarié du tertiaire génère entre  de papier par an, dont une partie doit être détruite directement sur site pour des raisons de confidentialité. Par ailleurs, les déchets papiers et cartons produits par les entreprises doivent en général être compactés avant leur collecte, afin d’éviter de transporter de l’air. Une bonne partie des 7,2 millions de tonnes collectées annuellement passe donc par des processus de transformations directement sur site, avant de prendre la voie du recyclage.

Destructeurs de documents : une large gamme, adaptée à chaque organisation

« Le destructeur est une cheville incontournable du RGPD[1], qui impose la destruction et/ou l’effacement des données personnelles détenues par les entreprises au-delà d’un certain délai,» rappelle Pascal Lux, directeur commercial France d’HSM, fabricant allemand de solutions de destruction/compactage et valorisation. La CNIL a d’ailleurs sonné la fin de la période d’indulgence un an après l’application de ce règlement européen. Vous souhaitez vous mettre en conformité, mais peinez à choisir le bon équipement ? « Il y a effectivement de nombreux modèles sur le marché, et le choix peut s’avérer complexe. Néanmoins, une fois la politique de destruction de l’entreprise posée, quelques questions simples et de bon sens permettent de trouver la machine adéquate » rassure Pascal Lux, qui propose la démarche suivante :
  • À qui sont destinés les destructeurs ? Une personne seule (dirigeant…) ou un groupe de collaborateurs (service juridique…) ?
  • Quel est le niveau de destruction ? Il dépend du niveau de confidentialité : coupe droite (des « bandelettes » de papier) ou coupe croisée (des confettis totalement illisibles).
  • Quels volumes quotidiens ?
  • Y-a-t-il d’autres supports à détruire ? (CD-ROM, DVD…)
  • Quel budget ?
De ces questions découlera l’achat d’un équipement individuel ou collectif, plus ou moins sophistiqué, et avec un bac de volume adapté.
N’oubliez pas les supports numériques
CD-ROM, DVD, clés USB de capacité insuffisante, téléphones et tablettes cassés et/ou obsolètes… ces DEEE contiennent souvent des données confidentielles : ils doivent donc être détruits avant collecte, ou placés dans des conteneurs verrouillés. Certains destructeurs de papier peuvent aussi détruire les disques optiques.

Compactage : rapidement incontournable

À partir de quelques mètres cubes de papier ou carton produits chaque semaine, l’utilisation d’un compacteur s’avère à la fois indispensable et rentable pour le recyclage de vos papiers de bureau. « Le papier passé au destructeur est très peu dense. Il serait donc totalement inefficace de le placer directement dans des conteneurs.

D’autre part, papiers et cartons non détruits sont rapidement lourds à manipuler : un supermarché par exemple, évacue facilement plusieurs centaines de kilos de carton d’emballage chaque semaine. Une solution mécanisée est donc quasiment incontournable » analyse Pascal Lux. La solution pour le tri sélectif des papiers broyés consiste donc à compacter les papiers/cartons en « balles » (c’est le terme), allant de 80 kg à 500 kg, et facilement manipulables à l’aide d’un chariot élévateur ou d’un transpalette.

D’une durée de vie comprise entre 15 et 25 ans, ces équipements peuvent être opérés par du personnel non qualifié, et nécessitent seulement une VGP (Visite Générale Périodique) toutes les 300 heures. « Les modèles les plus grands peuvent être proposés sous forme de location, par le fabricant ou par le prestataire de collecte, ce qui permet par exemple de réduire les Capex, ou encore de s’adapter au plus près à la croissance de l’entreprise » propose Pascal Lux.

Il est donc possible de faire rimer RGPD avec RSE ! « Surtout si, comme les nôtres, les équipements sont labélisés Blue Angel, qui assure notamment de leur écoconception et leur frugalité énergétique » conclut Pascal Lux.

Retrouvez nos conseils et sélections pour optimiser la gestion des déchets dans votre entreprise :
  [1] Règlement général sur la protection des données.  

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