Focus sur la Green Supply Chain

Méthode de travail

La nécessaire résilience de la Supply Chain sous l’effet de la pandémie de Covid-19 favorise également une approche plus écologique et durable de la chaîne logistique. Focus sur une Green Supply Chain en pleine expansion.

Green supply chain

Les effets de la crise du Covid-19 sur la Supply Chain sont décidément nombreux et souvent très positifs. En plus d’illustrer son importance stratégique, voire vitale pour nombre d’entreprises, la recherche de résilience de la Supply Chain repose plus que jamais sur une approche RSE, soucieuse de préserver l’environnement et de contribuer à la croissance durable des entreprises et de nos sociétés. Comme son nom l’indique, le principal objectif de la Green Supply Chain, autrement dit de la chaîne logistique verte, est de réduire l’impact de la logistique et du transport sur l’environnement.

Un contexte favorable à la Green Supply Chain

A mesure que s’accumulent les rapports du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) et que le réchauffement climatique s’impose à tous comme une réalité concrète, la Green Supply Chain devient elle aussi un précieux outil de gouvernance des organisations. En France, les pouvoirs publics encouragent d’ailleurs la transition écologique de la chaîne logistique. L’association France Logistique, créée le 8 janvier 2020, qui rassemble et coordonne pour la première fois l’ensemble des acteurs privés autour des enjeux de la logistique, place ainsi la transition énergétique parmi ses cinq champs d’action prioritaires. Rappelons également que la loi Energie et Climat du 26 septembre 2019 impose aux nouveaux entrepôts de plus de 1000 md’emprise au sol d’installer des panneaux solaires sur au moins 30 % de leur surface.

La Green Supply Chain, une approche globale pour un résultat durable

Pour rendre la Supply Chain plus verte, une approche globale est nécessaire, puisque la prise en compte environnementale opère sur l’ensemble des maillons de la chaîne logistique. Packaging, approvisionnement, entrepôt, transport, distribution, livraison, toutes ces étapes sont concernées. Négliger l’une d’entre elles reviendrait à hypothéquer gravement le résultat global.

Limiter l’empreinte environnementale de la Supply Chain suppose bien sûr de privilégier les modes de transport alternatifs, moins émetteurs de gaz à effet de serre, comme le ferroutage, le transport fluvial, les véhicules électriques ou les bio-carburants. De son côté, l’entreposage doit favoriser l’usage des énergies renouvelables et les emballages en matières recyclées. Même exigence pour le packaging, qui mérite d’être plus raisonné et de mieux adapter la taille du contenant à celle du contenu, tandis que les emballages peuvent être réalisés à partir de matière recyclée. Une vision circulaire de la production mérite elle aussi d’être mise en œuvre et de faire la part belle au recyclage. L’approche environnementale de la Supply Chain implique également de privilégier un approvisionnement responsable, basé sur des matières premières non-polluantes et des fournisseurs soucieux de leurs engagements RSE. Elle suppose aussi de chercher à réduire en permanence la facture énergétique de l’ensemble de la chaîne logistique. En plus de contribuer concrètement à la constitution d’une Supply Chain toujours plus verte et durable, la diminution de sa consommation énergétique aura l’avantage d’entraîner une baisse de ses coûts globaux.

La Green Supply Chain, une approche méthodique

L’approche Lean, qui vise l’amélioration permanente des process, permet d’aborder avec méthode cette complexité. Quatre principales étapes peuvent être identifiées dans ce processus.

  • Etape 1 : mesurer l’impact environnemental de l’ensemble de la Supply Chain

Cette évaluation concerne tous les domaines de la chaîne logistique. Faire l’impasse sur un seul de ses maillons fausserait le résultat final.

  • Etape 2 : Prendre des actions correctives

Menées à court, moyen et long terme, les actions mises en œuvre doivent avoir pour seul objectif d’améliorer les performances environnementales de la chaîne logistique. Leur pérennité comme leur efficacité passe notamment par la sensibilisation et la responsabilisation des collaborateurs, la mutualisation des entrepôts comme des efforts R&D, ainsi que par une politique d’investissements ambitieux.

  • Etape 3 : Suivre les performances

Il est bien sûr indispensable de développer des indicateurs capables d’évaluer et de baliser l’évolution de la performance environnementale de la Supply Chain. Parmi ces indicateurs, citons par exemple :

  • L’ICE (Indicateurs de Condition Environnementale) qui mesure l’impact d’une activité sur l’environnement.
  • L’IPM (Indicateur de Performance de Management) qui permet de voir si l’entreprise est en accord avec les objectifs qu’elle a défini au préalable et si les performances mesurées sont conformes aux réglementations en vigueur.
  • L’IPO (Indicateurs de Performance Opérationnelle) qui permet enfin d’établir un comparatif entre les résultats de la Green Supply Chain progressivement mise en place et le précédent fonctionnement de la Supply Chain.
  • Etape 4 : Communiquer les résultats à l’extérieur comme à l’intérieur de l’entreprise

Dès lors que les résultats sont réels et avérés, il n’existe aucune raison valable pour ne pas en faire la promotion. Ils auront non seulement une valeur d’exemple, mais contribueront également au succès commercial et à la politique d’image de l’entreprise. L’édition 2019 de l’étude annuelle In Brand we trust[1] menée par l’agence de communication Edelman montre d’ailleurs que 70 % des François choisissent aujourd’hui une marque en fonction de la véracité de ses engagements sociétaux et environnementaux.

Green Supply Chain et technologie

Les technologies numériques constituent enfin un véritable allié pour la construction d’une Supply Chain toujours plus écologique. La puissance prédictive de l’Intelligence Artificielle permet d’anticiper la demande, tandis que la géolocalisation optimise les trajets de camions.  Des camions mieux remplis et présents moins longtemps sur les routes sont autant d’émissions de CO2 économisées. De leur côté, les WMS, associés aux technologies RFID et à la 5G permettent de réduire les coûts d’exécution et d’améliorer toujours plus la gestion des entrepôts, des stocks et des approvisionnements. Ces technologies participent de la capacité de résilience et la Supply Chain. Elles lui offrent aussi l’opportunité d’agir concrètement en faveur d’une économie plus verte et plus durable.

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